Amazon : la FTC et 22 États américains attaquent un système de surcharges publicitaires dissimulées

La FTC et 22 États ont déposé une plainte contre Amazon concernant un système de surcharges publicitaires.

Article préparé avec assistance IA, puis vérifié, corrigé et approuvé par Nicolas Coutant.

En bref

En août 2026, la FTC et 22 États ont déposé une plainte contre Amazon. Les allégations portent sur un système de surcharges publicitaires dissimulées. Le président Andrew N. Ferguson est cité dans les documents. Il s’agit d’allégations et non d’un jugement. La procédure a été initiée conjointement par l’autorité fédérale et les procureurs généraux de plusieurs États, ce qui souligne l’ampleur de l’enquête préalable. Les parties plaignantes exposent les faits tels qu’ils apparaissent dans les documents déposés, sans que cela constitue une décision finale sur le fond du dossier. La citation du président Ferguson figure dans les pièces jointes à la plainte et rappelle le cadre légal dans lequel ces allégations sont formulées. Il convient de noter que cette action collective ne préjuge en rien de l’issue du litige et qu’elle vise avant tout à soumettre l’ensemble des éléments au contrôle juridictionnel.

Le mécanisme

La plainte allègue que les enchères Sponsored Products, Sponsored Brands et Sponsored Display étaient présentées comme un système au second prix (un cent au-dessus de la deuxième enchère) mais que les annonceurs étaient facturés au prix de l’enchère gagnante environ 80 % du temps. Cette pratique aurait concerné plus d’un million de marques et vendeurs, dont plus de 500 000 petites et moyennes entreprises, sur une période de plus de sept ans, pour un montant allégué de dizaines de milliards. Les documents judiciaires décrivent en détail le fonctionnement des enchères publicitaires internes à la plateforme, en insistant sur la différence entre la description officielle du mécanisme et la facturation effective appliquée dans la majorité des cas.

Dans un système au second prix tel qu’il est habituellement exposé, le participant retenu paie uniquement le montant nécessaire pour surpasser l’offre immédiatement inférieure, ce qui limite le coût réel par rapport à l’enchère initiale. Or, la plainte soutient que cette règle n’aurait pas été appliquée de manière systématique, les annonceurs se voyant imputer le plein montant de leur propre enchère dans la très grande majorité des transactions. Cette divergence porte sur la manière dont le coût final est calculé une fois l’enchère remportée, indépendamment du format publicitaire concerné. Les annonceurs, qu’ils soient de grandes marques internationales ou des petites structures locales, auraient donc payé un prix supérieur à celui annoncé lors de la participation aux campagnes. Il ne s’agit pas ici d’une remise en cause du principe même des enchères, mais d’une allégation portant sur l’écart entre la règle communiquée et son application concrète. Cette allégation porte sur l’ensemble des formats publicitaires concernés et sur la manière dont les coûts ont été calculés et répercutés tout au long de la période visée par la plainte.

Ce qui est sourcé

Les sources indiquent que les formats Sponsored Products, Sponsored Brands et Sponsored Display ont été présentés comme un système au second prix mais facturés au prix de l’enchère gagnante environ 80 % du temps. Plus d’un million de marques et vendeurs, dont plus de 500 000 petites et moyennes entreprises, seraient concernés. Les coûts auraient été répercutés sur les consommateurs sur plus de sept ans. Les documents officiels de la FTC détaillent les modalités de ces enchères et la façon dont les annonceurs ont été informés du fonctionnement du système. Les données chiffrées mentionnées proviennent directement des allégations contenues dans la plainte et concernent l’ensemble des acteurs ayant participé aux campagnes publicitaires pendant la période concernée. Ces éléments restent strictement limités aux affirmations figurant dans les pièces déposées et ne traduisent aucune conclusion définitive.

Nuance

Les chiffres et allégations proviennent de la plainte déposée et peuvent évoluer au cours de la procédure judiciaire. Aucune décision définitive n’a été rendue à ce stade. Les montants allégués de dizaines de milliards restent des estimations figurant dans les documents de la FTC. Il convient donc de distinguer les affirmations contenues dans la plainte des conclusions qui pourraient être tirées une fois que les parties auront pu présenter l’ensemble de leurs arguments et que les tribunaux auront statué. Les éléments factuels exposés ici reflètent uniquement le contenu des documents publics déposés à ce jour. Il ne s’agit pas d’établir une responsabilité, mais de rendre compte des termes de la plainte sans extrapolation.

Et ensuite

La procédure judiciaire suivra son cours. Les parties pourront présenter leurs arguments devant les tribunaux. Les prochaines étapes incluent les échanges de pièces et les audiences préliminaires habituelles dans ce type de contentieux. L’évolution du dossier dépendra des décisions prises par les juridictions compétentes et des éléments que chaque partie apportera pour soutenir ou contester les allégations initiales. Chaque phase permettra d’affiner la compréhension des mécanismes en cause et d’examiner les justifications avancées par les défendeurs.

Pour aller plus loin

Les documents de la FTC publiés en août 2026 détaillent les allégations. Les lecteurs peuvent consulter les sources officielles pour suivre l’évolution du dossier.

Sources

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